Tout au long de l'année, retrouvez ici l’actualité Sillinger. La marque au requin apporte son soutien à des événements sportifs et culturels de renom.
Soucieuse de participer à la protection de la biodiversité marine, Sillinger a décidé d’apporter son soutien aux programmes de recherche de
l’APECS.
Un semi-rigide
Proraid 490 a été mis à disposition de l’association afin de
permettre aux équipes de scientifiques de se rendre sur les sites d’observation et de réaliser leur travail d’approche.
Plus de détails sur les actions de l’A.P.E.C.S :
www.asso-apecs.org
L'A.P.E.C.S : Association pour la protection et la conservation des sélaciens
L’A.P.E.C.S (association pour l’étude et la conservation des sélaciens) est une organisation non gouvernementale à vocation scientifique et éducative qui agit sur le terrain depuis 12 ans.
Elle a pour objectif de contribuer à la conservation des requins, des raies et des espaces que ces poissons occupent :
- en mettant en oeuvre des programmes de recherche pour participer au développement des connaissances,
- en informant et en sensibilisant le public afin de mieux faire connaître les requins et les raies en tant qu’éléments du patrimoine naturel français.
Le requin pèlerin est une des espèces de requins les plus vulnérable des côtes françaises. En dépit d’une protection désormais appréciable, le requin pèlerin est toujours capturé accidentellement, des collisions sont rapportées chaque année ainsi que des débarquements pour vente qui ont lieu périodiquement sur le territoire français.
Un des projets phares en 2009 : le programme "Sur les traces du requin pèlerin" qui vise à caractériser les mouvements migratoires à grande échelle du requin pèlerin dans l’Atlantique nord-est en déployant les technologies de marquage satellitaire.
Ce programme se déroule en 3 étapes : une mission en Mer d’Iroise (Bretagne - France) du 1er au 14 juin 2009 puis au large de l’Ile de Man (Grande-Bretagne) du 5 au 14 juillet et une période d'analyse durant l'hiver.
Les premiers résultats – Bilan intermédiaire
Les efforts déployés par l’équipe internationale du programme « Sur les traces du requin pèlerin » ont permis d’équiper 10 requins d’une balise de suivi par satellite au cours des deux missions réalisées en Mer d’Iroise et en Mer d’Irlande.
Baliser un requin : pas si simple!
Après les 2 requins marqués dans les eaux du Parc naturel marin d’Iroise en juin, ce sont 8 nouveaux individus qui ont été équipés d’une balise en Mer d’Irlande.
Au total, sur la cinquantaine de requins observés entre les deux sites d’étude, quatre femelles et six mâles ont montré un comportement adéquat pour une pose de balises.
Après identification du sexe en plongée ou à l’aide d’une camera immergée, l’approche pour le balisage peut commencer.
Il s’agit d’agir vite et bien : minimiser le dérangement de l’animal tout en
optimisant la fixation du matériel.
La balise qui mesure une vingtaine de centimètres et pèse moins de 100 grammes doit être accrochée sur le dos de l’animal, juste à la base de l’aileron dorsal. Cela permet de limiter les efforts sur le système d’accrochage liés aux mouvements de nage du requin et donc de minimiser les risques de décrochage de la balise.
La pose a toujours lieu sur le côté droit de l’animal pour être sûr de ne pas marquer deux fois le même requin.
Les 10 animaux, mesurant entre 3 et 8 mètres, ont été surnommés pour l’occasion Fred, Stanley ou Big Lou, en fonction de l’inspiration du moment. La manoeuvre se complique encore lorsque les requins ont décidés de « se faire la cour ». Il s’agit d’un comportement de nage très rapprochée qui serait un préliminaire à l’accouplement. Une femelle peut alors être suivie par plusieurs mâles alors que tout le groupe s’alimente en surface.
Le 15 Juillet dernier au large de Peel (Ile de Man), avec des conditions de mer parfaites, plusieurs groupes engagés dans ce genre de comportement ont été suivis par l’équipe. Deux balises ont alors été fixées sur une femelle et un mâle de 7 mètres surnommés pour l’occasion Amie et Romeo !
De premiers résultats prometteurs pour la conservation du requin pèlerin
Les photos d’ailerons réalisées en Mer d’Irlande ont permis de mettre en évidence que au moins certains individus étaient fidèle à ce secteur. Un mâle de 5 mètres à l’aileron particulièrement marqué, photographié en 2005, a par exemple été à nouveau photographié durant la mission de cette année. Les balises d’Yvette et Olivia, les deux femelles marquées début juin en mer d’Iroise se sont malheureusement décrochées prématurément au bout d’une et six semaines.
Les informations récupérées via les satellites du système Argos apportent tout de même des éléments intéressants pour tenter de répondre aux questions que se posent les scientifiques sur les déplacements du requin pèlerin.
En effet, en 5 jours, Yvette s’est rendue au large de Plymouth tandis qu’Olivia à parcouru plus de 800 milles nautiques (soit plus de 1500 km) jusqu’en Ecosse. Des voyages qu’il conviendra de prendre en considération pour une meilleure conservation de l’espèce.
L’analyse plus fine du parcours et des plongées effectuées sera réalisée cet hiver lors de la réception des données de l’ensemble des balises.